Le Grand Orgue en tribune de l’église Saint-Baudile

Le grand orgue en tribune de l’église Saint-Baudile à Nîmes a été construit en 1876 par Vincent Cavaillé-Coll, facteur d’orgues installé à Nîmes.
Le montant des travaux s’élevait à 35 000 francs.

Issu d’une très grande dynastie de facteurs d’orgues, Vincent, né en 1808, est le frère aîné d’Aristide Cavaillé-Coll.
Après avoir travaillé avec son frère durant de nombreuses années, il s’installe à Nîmes et fonde sa propre entreprise. Ceci explique le grand nombre d’instruments réalisés dans le Gard.

 

 

Quelques créations :

– 1870 :  reconstruction de l’orgue en tribune de l’église Saint-Jean Baptiste à Bagnols-sur-Cèze
– 1876 :  construction de l’orgue en tribune de l’église Saint-Baudile à Nîmes
– 1880 :  construction de l’orgue de chœur de l’église Saint-Baudile à Nîmes
– 1880 :  construction de l’orgue de chœur de la cathédrale d’Alès
– 1881 :  restauration de l’orgue en tribune de la cathédrale d’Alès

ainsi que :

1851 : Saint-Ambroix – 1882 : La Grand-Combe – 1872 : Le Vigan – 1866 : Saint-Charles, à Nîmes – 1865 : Grand Temple de l’Oratoire, à Nîmes – 1864 : Pont-Saint-Esprit
Vincent Cavaillé-Coll construisit également les orgues de Fabrezan (Aude), de Fréjus (Var), l’orgue de chœur de la cathédrale de Montauban (Tarn-et-Garonne) et de Bourg-Saint-Andéol (Ardèche)
À l’origine, en 1876, l’orgue en tribune de l’église Saint-Baudile comptait 29 jeux, mécanique avec console séparée (l’organiste tournait le dos au grand buffet).
Puis l’orgue subit des transformations très douteuses pour le moins au niveau de l’alimentation en vent, soufflets d’air jumelés … Peu et mal entretenu, l’orgue ne fonctionnait plus.
En 1967, le facteur d’orgues Léopold Trosseille restaure l’instrument et augmente le nombre de jeux à 37.
Il supprime la console séparée pour construire une console en fenêtre.
Il supprime la commande mécanique pour une transmission électrique des plus discutables.
L’ensemble des jeux est transformé et recomposé.
L’orgue depuis 1967 n’a pas été retouché.
L’orgue est entretenu par la Maison Soutoul depuis 1993.

 

 

Du projet proposé en deux parties, en 2010 :

Partie I

Il ressort que la transmission électrique de l’orgue – dans un souci d’économie – serait conservée mais remise entièrement en état ; contacts, câblage, certains blocs mâchoires de mauvaise facture seraient refaits à neuf. Les modules électroniques des moteurs de jeux seraient remplacés, l’étanchéité des layes des sommiers serait refaite.

Partie II

– restauration du grand sommier de 15 jeux G.O. / Positif
– restauration du sommier de 11 jeux R. Expressif
– remise en état de la tuyauterie bois et étain
– égalisation et accord général de l’orgue
– trois claviers de 56 notes
– pédaliers 30 notes

Bertyl Soutoul, facteur d’orgues, Nîmes, avril 2013